Des échanges avec le Burkina Faso, la Palestine et la Tunisie

Il existe mille et une raisons et autant de façons d’entretenir avec d’autres pays du monde des relations constructives. Les jumelages entre communes sont l’une des formes les plus connues. Les actions de solidarité internationale portées par des villes en sont une autre.

Tinqueux poursuivit ses relations avec d’autres pays et notamment avec le Burkina-Faso après des rencontres très fructueuses entre les élus des deux pays. De nombreux échanges ont lieu entre les villes symbolisés par une semaine internationale qui se tient régulièrement en fin d’année.

Les échanges sont ouverts et impliquent fortement les enfants. Ils ont pour objectif de mieux connaître des habitants qui sont dans des conditions de vie très différentes. Un succès qui ne se dément pas au fil des années et qui permet dans la situation du monde actuel de rapprocher les points de vue comme d’engager des actions à vocation culturelle.

BURKINA FASO

Alors que Reims Métropole s’est engagée en 2007 dans une démarche de coopération décentralisée avec plusieurs collectivités du Burkina Faso, auxquelles elle apporte ses savoir-faire, particulièrement en matière d’eau, d’assainissement et de gestion des déchets, Tinqueux a décidé d’explorer une voie différente. Ni institutionnelle, ni technique, ni humanitaire, elle est fondée sur le développement des relations humaines et le partage des cultures au sein de la jeune génération.

Les échanges entre le Burkina Faso et notre Ville sont nés en 2013 à l’initiative du Maire Jean-Pierre Fortuné qui a rencontré à l’époque les maires de deux villes Zorgho et Boudry. En 2014, les relations sont passées à la vitesse supérieure avec une coopération renforcée entre Tinqueux et Boudry via le Ministère des Affaires étrangères qui a facilité le rapprochement.

L’objectif général de la relation de coopération décentralisée est double :

  • Contribuer à l’ouverture internationale, au dialogue entre les peuples et à la construction d’une citoyenneté mondiale sur les territoires de Grand Reims comme des communes de Zorgho, Boudry et de la province du Ganzourgou,
  • Améliorer les services rendus aux citoyens par les collectivités, en renforçant leurs capacités de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre dans les champs identifiés comme prioritaires.

Les actions se déclinent ainsi en 5 axes principaux :

  • Améliorer les services locaux aux habitants : service eaux et assainissement,
  • Améliorer la gouvernance municipale / intercommunalités : délégations entre Maires, secrétaires généraux et agents techniques, élus,
  • Appui pour la mise en place d’une filière artisanale « or propre » : projet pilote de conception et promotion d’une pratique vertueuse,
  • Améliorer les services des habitants par le développement entre les acteurs des deux pays avec les enseignants, les élèves de maternelle, primaire, lycée, les volontaires en service civique,
  • Dons de matériels informatiques, médicaux, livres…

Pour la Ville de Tinqueux, le but est ainsi d’améliorer les connaissances interculturelles entre les enfants de Tinqueux et de Boudry (Burkina Faso), pays en développement, en leur permettant de cerner notre rôle dans la société et de créer des relations avec d’autres enfants, jeunes, enseignants, artistes, documentalistes, élus et associations.

Boudry est un département et une commune rurale du Burkina Faso situé dans la province du Ganzourgou et dans la région du Plateau-Central. Zorgho est une ville de 22 000 habitants (les Zorgholais) du Burkina Faso. Elle est le chef-lieu du département du même nom situé dans la province Ganzourgou et dans la région Plateau-Central.

La coopération décentralisée qui réunit nos collectivités autour de projets de développement au Sud et des animations citoyennes au Nord permet :

  • de prendre conscience des réalités de l’autre, reconnaitre les valeurs de chacun, partager des expériences humaines,
  • une mobilisation durable de tous les acteurs de la conception à la mise en œuvre,
  • une confiance et une coresponsabilité partagées en définissant des objectifs pédagogiques communs à partir de réalités différentes,
  • une relation égalitaire afin de dépasser la relation donateurs et bénéficiaires. Vivre l’idée d’un enrichissement réciproque.

« Quand l’aide vient avant l’amitié, cela s’appelle la charité. Quand l’aide vient après l’amitié, cela s’appelle la solidarité. »

Edouard Balkoulba

Les actions sont concrètes et soutenus par le GESCOD (réseau régional sur la coopération décentralisée) et le Ministère des Affaires Etrangères :

  • Projets littéraires : correspondance entre les écoliers ; échanges de poésies, autour de la mode, entre les enseignants et les artistes poésie ; rencontre d’auteur burkinabé à la Médiathèque… Jusqu’à l’accompagnement à la construction d’une bibliothèque à Boudry et la formation de son bibliothécaire à la Médiathèque Le Carré Blanc lors d’un service civique international. Pour faciliter les échanges, un cadeau a été fait aux enfants avec quelques ordinateurs portables qui leur permettent, sous contrôle d’adultes référents ou de professeurs, de communiquer sur de nombreux sujets.
  • Projets radiophoniques : échanges entre les radios Cigale FM (Tinqueux) et l’unité (Boudry) avec la formation de sa journaliste lors d’un service civique international ; participation des enfants burkinabé à l’inter-chorales solidaire ; concours Maximoon (compétition pour désigner les meilleurs élèves entre Tinqueux et Boudry – les enfants ont pu aussi remarquer avec grand étonnement la grande proximité des programmes scolaires à l’école primaire notamment en CE2, CM1 et CM2)
  • Projets d’expositions : SuperCitoyen du Conseil Municipal Enfant, Tinqu’œuf de Maxence Allard ou Altérités, si loin, si proche composée de 18 photos géantes sur le Burkina Faso permettant à tous de découvrir un pays et une culture (exposition qui peut être empruntée et présentée gratuitement aux écoles)… Jusqu’à la création d’un arbre à rêves imaginé par les enfants des deux villes qui ont permis de mêler les pensées africaines aux proverbes français.

Si vous souhaitez disposer de l’exposition gratuite « ALTÉRITÉS, SI LOIN, SI PROCHE » ou réaliser un projet ECSI Education Citoyenne et Solidarité Internationale (voir la présentation vidéo d’appel à projet du Gescod sur les ODD), contactez Marjory Chanoir, coordinatrice des projets jeunesse et coopération décentralisée – marjory.chanoir@ville-tinqueux.fr, 03.26.83.60.42.

TUNISIE

Grâce à la volonté de l’équipe municipale, un rapprochement a eu lieu avec cette cité tunisienne autour du thème de l’eau. Ce qui a permis aux élus africains de visiter notre station d’épuration ultra-moderne (Grand Reims). Les tunisiens étaient très demandeurs en effet des capacités techniques de cette station car ils ont à gérer des problèmes d’inondations dans leur ville.

PALESTINE

La même logique d’ouverture d’esprit est à l’œuvre avec des enfants de Palestine qui ont fait, en 2014, leur premier voyage en France. Le projet est né d’un dialogue avec l’Alliance Française de Bethléem qui accompagne les écoles de sa région dans l’apprentissage du français et dont l’objectif est de faire apprécier la langue et la culture françaises dans un cadre extra-scolaire, notamment en favorisant l’échange avec les pays francophones.

Pendant une petite semaine, une dizaine de jeunes palestiniens âgés de 12 à 16 ans et de jeunes aquatintiens se sont racontés leur vie et leur pays, ont partagé des activités ludiques et sportives (ballon au prisonnier Tek, bowling, pédalos, jeux de société), culturelles (concert, cinéma en plein air, atelier de cuisine) et des sorties (visite de Reims en bus ouvert, visite cathédrale, cave de champagne, chocolatier, Paris). Ils ont ainsi créé entre eux un lien fait de curiosité et d’amitié qui ne demande qu’à fortifier.

« Ces échanges sont un moyen de faire comprendre à nos enfants que le monde ce n’est pas la France, que d’autres enfants vivent sur d’autres territoires compliqués, avec d’autres préoccupations que les leurs. C’est un objectif très ambitieux. Il y a tellement de choses à faire pour lutter contre les préjugés et faire avancer la paix. »

Jean-Pierre Fortuné

Objectifs de ces échanges :

  • Etablir des relations entre les jeunes différents de par leur origine géographique, ethnique, culturelle, économique et sociale et ainsi de faire de ces différence un facteur de rapprochement, d’estime, de confiance et de respect mutuel.
  • Comprendre le mode d’organisation d’une société différente. La découverte de l’autre modifiant les regards.
  • Mettre en relations des jeunes Burkinabé, palestiniens et tunisiens et des jeunes de Tinqueux ce qui permet aux enfants d’expliquer comment ils vivent et de s’ouvrir à d’autres cultures, d’autres systèmes de valeurs. Cette ouverture sur le monde est un des meilleurs moyens via la connaissance de lutter contre le racisme et les exclusions en tout genre.