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Échange avec le Burkina Faso, la Palestine et la Tunisie

Tinqueux a poursuivi ses relations avec d’autres pays plus récemment et notamment avec le Burkina-Faso et la Palestine après des rencontres très fructueuses entre les élus des deux pays. De nombreux échanges ont lieu entre les villes des 2 pays symbolisés par une semaine internationale qui se tient régulièrement en fin d’année.
Les échanges sont ouverts et impliquent fortement les enfants. Ils ont pour objectif de mieux connaître des habitants qui sont dans des conditions de vie très différentes. Un succès qui ne se dément pas au fil des mois et qui permet dans la situation du monde actuel de rapprocher les points de vue comme d’engager des actions à vocation culturelle.

Le Burkina-Faso et la Tunisie : deux pays africains francophones ont été les vedettes de la Semaine Internationale de Tinqueux. Alors que l’événement est international, notre ville lui donne une tonalité très conviviale avec des échanges mais aussi le développement de relations entre les enfants et les jeunes de deux continents différents

Notre premier objectif est de proposer une ouverture réciproque sur le monde », raconte avec passion Nadine
Féron, conseiller délégué en évoquant les échanges avec le Burkina-Faso et la Tunisie qui ont marqué la dernière édition de la Semaine Internationale du 16 au 23 novembre derniers. Cette semaine qui a connu un grand succès notamment auprès des écoliers et de leurs professeurs a été marquée à la fois par des rencontres et une double exposition au Carré Blanc et au siège de Reims Métropole.
Les échanges avec le Burkina Faso sont nés en 2013 à l’initiative du Maire Jean-Pierre Fortuné qui a rencontré à l’époque les maires de deux villes Zorgho et Boudry. En 2014, les relations sont passées à la vitesse supérieure avec une coopération renforcée entre Tinqueux et Boudry via le Ministère des Affaires étrangères qui a facilité le rapprochement.
«Cette année, avec les problèmes du Burkina- Faso, les préfets gèrent les villes et il n’y a plus de maires », explique Nadine Féron. « Ces préfets sont venus à Tinqueux cette année ainsi que l’ambassadeur du Burkina-Faso et ont pu se rendre compte de l’extraordinaire engouement autour des relations entre les deux pays et les deux villes».

Une exposition sur le Burkina Faso composée de 18 photos géantes sur le thème «Altérités» a permis à tous de découvrir un pays et une culture. Toutes les photos ont été prises soit par des techniciens de Reims Métropole, soit par des élus de la ville sur place. Ensuite un arbre à rêves a été imaginé par les enfants des deux villes qui ont permis de mêler les pensées africaines aux proverbes français. Une occasion de mieux comprendre les cultures des deux continents et de montrer aussi les ressemblances très fortes. «Notre langue commune le français facilite grandement les échanges», souligne l’élue de Tinqueux. «Les enfants ont pu aussi remarquer avec grand étonnement la grande proximité des programmes scolaires à l’école primaire notamment en CE2, CM1 et CM2 ». Pour faciliter les échanges, un  cadeau a été fait aux enfants avec quelques ordinateurs portables qui vont leur permettre, sous contrôle d’adultes référents ou de professeurs, de communiquer sur de nombreux sujets une fois rentrés chez eux. La grande qualité de ces échanges vient de l’implication des enfants mais aussi des jeunes. En effet, les élèves viennent de l’école, du collège et du lycée.

Un autre invité de la semaine a été un pays encore plus proche de nous: la Tunisie. Grâce à l’initiative d’un éducateur de sport de la Ville originaire de Bizerte et à la volonté du Maire, un rapprochement a eu lieu avec cette cité tunisienne. Ainsi, le maire, le premier adjoint de la ville de Bizerte et un conseiller du ministère du Sport tunisien sont également venus à cette semaine internationale. L’occasion d’un rapprochement autour du thème de l’eau qui a permis aux élus africains de visiter notre station d’épuration ultra-moderne (Reims Métropole). Les tunisiens étaient très demandeurs en effet des capacités techniques de cette station car ils ont à gérer des problèmes d’inondations dans leur ville.
Les ponts sont donc durablement construits entre Tinqueux et Bizerte et les relations avec Boudry au Burkina-Faso se poursuivent. L’exposition de photos va d’ailleurs être acheminée au Burkina-Faso pour être présentée dans les écoles sur place.
Tinqueux poursuit ainsi son ouverture au monde dans le contexte difficile actuel. C’est en effet indispensable pour mieux se connaître et s’apprécier. De plus, et pour finir d’un mot pour quelques détracteurs, ces échanges internationaux n’engendrent aucune dépense somptuaire pour notre ville : sachez qu’il en coûte chaque année 0,80 euro à chaque habitant ! De quoi conforter cette action dans l’avenir pour nos jeunes, comme pour nos enfants, qui s’enrichissent vraiment à chaque fois de ces échanges fructueux.